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"Envoyé un peu spécial" de Julien Blanc-Gras aux éditions Stock



De retour de vacances, je continue de voyager avec le dernier livre de Julien Blanc-Gras, « Envoyé un peu spécial », qui raconte un road-trip à travers cinq continents, au plus près des habitants et loin des lieux touristiques.


L’auteur nous embarque dans un tour du monde et partage avec nous sa curiosité et sa joie de découvrir de nouvelles cultures et de nouveaux lieux. Il nous raconte les coutumes des pays visités, ses galères de voyages et ses rencontres avec les habitants. L’auteur a vécu mille aventures à travers le monde !


Au cours des chapitres, on fait la connaissance de personnages haut en couleur comme un prêtre japonais, une princesse du Swaziland, un producteur Nigérien, le fils du dieu de l’afrobeat, un professeur déguisé en Winnie l’Ourson ou encore un rappeur-journaliste devenu héros national en Azerbaïdjan.


A travers ces pages, j’ai découvert des paysages, des anecdotes et révisé ma géographie. J’ai appris, par exemple, que la frontière entre Gibraltar et l’Espagne mesure à peine plus d’un kilomètre et est la deuxième plus courte frontière du monde après celle située à Kazungula entre Botswana et la Zambie qui ne fait que 150 mètres. Chaque chapitre est l’occasion de visiter un pays et de rire.


C’est un roman à la fois d’espoir, d’humanité et de rencontres. Un livre qui donne envie de partir à la découverte de ces pays et de protéger tous ces endroits magnifiques.


Les voyages sont racontés avec beaucoup d’humour et de sensibilité.


Dévorant ce livre, j’ai fait le tour du monde en deux jours sans bouger de mon canapé. Un roman idéal pour les vacances !


Les passages du livre qui m’ont touché :


« Aujourd’hui, on n’envoie plus de cartes postales. On poste sur Instagram. Une image et quelques mots, ouverts aux quatre vents. C’est le même principe, à une différence près. Le post sur les réseaux signifie « regardez-moi ». La carte postale veut dire « je pense à toi ».


« J’ai fréquenté ces personnes pendant vingt-quatre heures et je suis reparti plein de confiance en l’humanité, stimulé par ceux qui agissent, moi qui ne fais que raconter. »


« Ce voyage est un saut à l’élastique. On est juché sur notre modernité, on plonge et on s’enfonce progressivement vers des zones moins ravitaillées, pour se poser sur un de ces territoires trop rudes pour que les humains se soient donné la peine de les conquérir. Là, il n’y a rien. Là, on mesure la valeur d’un verre d’eau et la fragilité de l’individu isolé. La corde se tend et l’élastique remonte vers le civilisé, la climatisation, les galeries marchandes et les algorithmes. En chemin, on constate la dévastation de la planète, qui n’est plus seulement une information abstraite mais le spectacle désolant offert par l’altitude. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?


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