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« Grâce et dénuement » d’Alice Ferney aux Editions Babel

  • quandleslivresnousparlent
  • il y a 3 jours
  • 2 min de lecture

Esther est engagée. En tant que bibliothécaire, elle croit au pouvoir des mots et des livres. Elle est persuadée que les livres aident chacun à trouver sa place dans la société, permettent l’accès à l’imaginaire et surtout offrent des rêves.


Sur un terrain miséreux, une famille de gitans s’y est installée. Angéline règne sur sa famille. Elle est la matriarche, respectée par ses cinq fils, ses belles-filles et ses petits-enfants.


Quand Esther se présente devant le terrain pour offrir un temps de lecture aux enfants, Angéline décèle la bienveillance, le respect, l’engagement et la ténacité de la jeune femme. Elle accepte de lui ouvrir les portes de leur famille.


Au fil des livres contés, Esther apprivoise la famille. Chaque mercredi, elle se présente avec des livres pleins les bras. Chaque mercredi, elle fait la lecture aux petits. Elle leur offre une pause, un moment de douceur, d’images qui se façonnent dans leur tête, de rêves.


Dans un quotidien de pauvreté, avec ses moments de joie et de violence, Esther devient une amie, une alliée.


Elle espère une autre chance pour ces petits. Elle espère un accès à une scolarité normale. Elle va se heurter aux préjudices du monde extérieur et de la famille.


Sur plusieurs saisons, les mercredis défilent. Des mercredis humides et frais aux mercredis printaniers, Esther ne lâche rien. Elle continue ses lectures. Et la vie de la famille d’Angéline nous accompagne à travers les pages.


Un livre doux et sensible.


Un livre qui rend hommage au pouvoir fédérateur de la lecture.


A travers ces mondes imaginaires, d’autres mondes se rencontrent. Le partage des livres devient plus fort que les préjudices.


Le partage des livres ouvre à de nouvelles amitiés, de nouvelles rencontres.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« Quels secrets y avait-il dans les mots les uns contre les autres ? »


« Le temps, dit-elle, c’est le plus précieux, et à côté le reste c’est presque rien. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

 
 
 

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