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"Il faut aimer les gens - 32 rue des Beaumonts", de Cécile Crassous



« Il faut aimer les gens » est le troisième opus de la saga de Cécile Crassous se déroulant rue des Beaumonts.


Ici, on suit Jean-Jacques qui travaille au 32 rue des Beaumonts. Il est employé dans la société de téléprospection, Cuisine Concept. Chaque jour, il appelle une liste de clients à qui il doit vendre une cuisine. Chaque midi, il déjeune une salade en boîte sur un banc, en face de la maison d’André et Michèle.


Chaque jour, Michèle passe ses journées derrière son rideau à épier les vas et vient de la rue et à commérer sur ses voisins. Son mari André, jamais très loin d’elle, subit ses bavardages. Michèle aime se mêler de la vie des autres et elle va embarquer André pour qu’il se mêle de celle de Jean-Jacques.


Dans son livre, Cécile Crassous raconte le monde du travail des téléconseillers et les relations managériales pas toujours bienveillantes. Jean-Jacques, personne solitaire, sensible, doux et en mal d’amour, est un employé qui accepte les conditions de travail sans jamais se plaindre, ni les remettre en question. Avec ironie, l’auteure décrit des scènes de mise en compétition. Les sessions de téléphone de Jean-Jacques sont racontées avec beaucoup d'humour.


Jean-Jacques est un personnage touchant qui n’aime pas faire de vague, qui se cache derrière cette solitude et recherche l’amour. Il a dans sa tête les notes d’une musique dont vous découvrirez le titre en lisant le roman. Et il attend beaucoup de ces notes de musique, ces notes qui espère-t-il vont le conduire vers l’amour.


Le roman est à la fois drôle et touchant. L’écriture est poétique et en même temps, l’auteure utilise l’ironie et l’humour pour se moquer de certains travers de notre société. La plume de l’auteure est tendre et agréable à lire.


Arrêtez-vous rue des Beaumonts pour découvrir des personnages attachants et prendre une bouffée d’humour et d’amour.


Merci Cécile pour le partage de votre roman et pour la découverte de la rue des Beaumonts.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« Car en dépit de sa solitude, Jean-Jacques croit à l’amour romantique, à l’amour parfait, à l’amour libérateur. »


« (…) elles sont là, elles sont bien là les notes de la chanson, quatre notes seulement mais quelles notes ! Une mélodie de promesse d’amour, un accord parfait qui dit que ses rêves ne sont pas vains. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

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