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"Jeune-Vieille" de Paul Fournel aux éditions P.O.L



Geneviève a réussi son rêve d’enfant : devenir écrivain et être éditée. Son éditeur, Robert Dubois, est l’homme de sa vie bien qu’il ne soit ni son mari, ni son amant, ni un parent et ni son meilleur ami. Mais, c’est l’homme qui l’a accompagné vers son rêve, qui lui a donné sa chance, qui lui a fait confiance, qui l’a soutenu pendant l’écriture de ses romans, qui l’a fait connaître et qui a donné vie à ses livres.


Et cet homme, Geneviève va le trahir par fierté et par besoin de reconnaissance. Alors Geneviève pour expliquer sa trahison va reprendre son stylo et son clavier et va remonter le temps de sa passion de l’écriture. Elle va écrire sur la naissance de son désir d’écrire, les premières histoires qu’elle a inventé nées de sa passion pour le cinéma, sa Valentine avec laquelle elle va écrire son premier roman, ses amours, sa vie de femme rangée, les romans qui ont suivis, la peur de perdre l’inspiration et le besoin de reconnaissance et de célébrité.


A travers ce roman, on découvre les coulisses du monde de l’édition. Joli hommage aux métiers du livre et notamment au métier d’éditeur qui est un métier de patience car il faut du temps pour faire connaître un nouvel auteur, partager ses romans et durer dans le temps et au-delà du premier roman.


Ce livre est passionnant, à découvrir pour les amoureux des livres et de l’écriture. C'est aussi un roman d’espoir pour les « jeunes » écrivains.


Magnifique roman plein de tendresse et d’autodérision sur la passion de la littérature et de l’écriture.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« Parvenue à la ligne 2, je me levai pour me faire une tasse de thé. Ligne 6, deux carrés de chocolat. Ligne 8, un tour de piste dans ma chambre. Ligne 12, une douche et un tour en ville. Le combat s’annonçait difficile. »


« Pour écrire, il faut du désir, il faut des lectures, de la patience et du métier. Ce n’est pas parce que ça ne rapporte rien que ce n’est pas un métier. »


« Ecrire et publier des livres n’avait jamais fait d’elle un écrivain, mais passer à la télé, oui. Elle n’était pas plus lue, mais les gens savaient qu’elle écrivait. Maintenant, ils en étaient sûrs puisqu’ils l’avaient vue à la télé. »


« Ecrire, à côté, était une aventure limpide, c’était si simple et si pur, une belle ramette de papier blanc. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

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