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"L’autre part", de Morgane Az, aux éditions PLON




Un voyage. La lumière de Tanger, le vent, le soleil sur la peau, les effluves, les couleurs des ruelles, tout se ressent dans ces pages. Par ces mots à la fois poétiques et colorés, l’auteure nous invite au voyage.


Un voyage intime. Poser ses pas dans ceux qui nous ont précédés. Retracer les histoires de nos héritages. Apaiser son deuil.


Ouvrir ce livre et partir en voyage …


Au décès de sa grand-mère, Lina plonge dans le carnet que cette dernière a tenu pendant les mois qu’elle a passé à Tanger en 1953 et retrouve des lettres jamais lues. A partir de ces écrits, elle découvre une part secrète de sa grand-mère et surtout la jeune femme de 20 ans que Manelle a été. En quête de ses rêves et en doute sur ses passions, Lina prend à son tour un aller pour Tanger.


Manelle a traversé la Méditerranée, soixante ans plus tard, Lina la survole et s’émerveille à son tour des paysages de la ville marocaine. Suivant les écrits de sa grand-mère comme un guide de voyage, Lina marche dans les pas de Manelle et découvre les lieux décrits. A son tour, elle admire les couchers de soleil et écoute les contes de rue. A son tour, elle crée des amitiés féminines fortes et apporte son aide aux femmes qui l’entourent dans cette parenthèse à Tanger.


Lina part en quête des secrets de sa grand-mère et au fil des rencontres, complète les pages blanches qu’à laisser Manelle.  Elle s’ouvre aux couleurs du pays et ose à nouveau effleurer les pinceaux pour renouer avec la peinture, passion transmise par sa grand-mère.


A lire un pan de son passé, elle écrit une partie de sa propre histoire.


Une histoire de transmission, de quête, de rêves oubliés et de liberté.


Un premier roman fort en émotions. Comme un peintre, l’auteure pose les couleurs de la ville dans un roman poétique et imagé.


Une invitation au voyage.  


Les passages du livre qui m’ont touché :


« Peut-être qu’on ne cessait jamais, finalement, de nommer chez soi les lieux de son enfance. »


« Elle marche jusqu’aux vagues puis se met à courir, soudain, comme avant, en oubliant les usages et ce qu’on attend d’elle. Elle songe, tout bas, qu’il n’y a pas d’autre sagesse que celle de se cogner à la liberté. »


« Parce que quand on commence à apprendre, on comprend qu’on a le droit de parler. Le droit d’écrire et de crier. »


« C’est devenu un livre. C’est toujours comme ça. Il n’y a que le papier qui garde les choses pour nous (…) »


« Il y a des choses qui restent, ancrées sous la peau, des choses qui se peignent sans se dire, qui se vivent sans être écrites. Il y a des histoires qui deviennent des contes, parce que la fiction est sans doute le plus beau moyen de traverser mille tempêtes sans avouer que ce sont les nôtres. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

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