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"L'homme qui n'aimait plus les chats", d'Isabelle Aupy, Les éditions du Panseur



Un vieil homme, le narrateur, nous conte l’histoire de son île. Une île, où habitants et animaux vivent ensemble, librement. Les hommes ont créé une entraide et une solidarité. Ils se retrouvent quand ils en ont envie pour se partager une partie de carte, écouter « l’artiste » raconter sa poésie en musique ou encore pour un déjeuner au bistrot de l’île. Les chats n’ont pas de maîtres, ils vont et viennent au gré de leurs humeurs. Hommes et animaux se sont habitués à la présence de l’autre. Mais un jour, les chats disparaissent et les employés de l’administration débarquent.


L’histoire m’a emporté et j'ai aimé la découvrir au fil des pages alors je ne dévoilerai pas ce qui arrive ensuite. Je vous laisse partir à la rencontre de cette île et de ses habitants qui partagent en plus de la liberté, de belles valeurs.


Une très jolie plume, qui nous entraîne dans une magnifique balade sur l’île. On accompagne le narrateur dans ses promenades jusqu’au phare, on sent les embruns nous caresser le visage et le vent nous décoiffer. Un récit écrit avec beaucoup de poésie, de douceur et de fantaisie.


Un roman poétique qui met en avant l’entraide, la bienveillance et la solidarité. Un livre philosophique qui tourne en dérision certains aspects de nos sociétés de consommation et qui invite à la réflexion sur les notions de liberté et de bonheur.


Une histoire qui parle de liberté, de différences et du vivre ensemble.


Ce livre est une très belle découverte. Merci Les Editions du Panseur pour votre confiance et le partage de ce très beau roman.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« Y’avait la mer et ses tempêtes qui rythmaient les saisons ; y avait le vent qui vous prend au corps, qui vous rappelle que le monde existe, c’est important ça de sentir que le monde existe ; et nos chats qui ronronnaient comme la mer et le vent. C’était les trois instruments de la musique de notre île. »


« Un jour, il m’a dit que c’était pour ça qu’il avait quitté le continent. En ville, il se trouvait toujours collé aux autres et pourtant, il n’était jamais entouré. Sur l’île et dans sa tour, il n’y avait pas plus isolé comme endroit, mais il ne s’est jamais senti abandonné. »


« (…) des choses dont nous n’avions pas besoin pour vivre, mais qui étaient tellement nécessaires : la liberté d’être soi, et non comme les autres ; la vérité du monde aussi, celle qui se glisse dans la mer et dans le vent, cette réalité qui vous colle les pieds sur terre une bonne fois pour toutes, qui décoiffe les cheveux et vous rappelle qu’une mèche qui dépasse, ce n’est pas important, qui nous rappelle en revanche à notre nature. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?


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