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« La vérité sur la lumière », d’Audur Ava ÓLAFSDÓTTIR, aux éditions Zulma



En 2013, les Islandais ont élu le plus beau mot de leur langue : « Ljósmódir » qui signifie en français « sage-femme ». Il est l’union de deux mots, « módir », la mère » et « ljós », la lumière, littéralement « mère de la lumière ». Un magnifique mot pour rendre hommage à celles et ceux qui donnent la vie.


Dans son dernier roman, Audur Ava ÓLAFSDÓTTIR nous conte l’histoire de femmes, sage-femme depuis quatre générations. Dans une famille, où ses parents s’occupent de la dernière étape de la vie dans leur entreprise de pompes funèbres et où sa sœur, météorologue, surveille les tempêtes, Dýja, a choisi d’être mère de la lumière comme son arrière-grand-mère et sa grand-tante avant elle.


L’histoire se passe en Islande, quelques jours avant Noël, période de l’année où la lumière est peu présente, le soleil se levant en fin de matinée et disparaissant dès le milieu de l’après-midi. Alors qu’une tempête se prépare en cette période de fête, Dýja, qui vit dans l’appartement de sa grand-tante, Fifa, depuis sa disparition, se décide à ranger l’appartement, à faire du tri et à lui donner un coup de neuf.


Dýja se plonge ainsi dans les souvenirs et objets de sa grand-tante. A travers les objets lui ayant appartenu, ses écrits : lettres et manuscrits ; ainsi que ses tricots et canevas fait-main, elle nous conte l’histoire et la vie de cette grand-tante exceptionnelle. Une femme avant-garde et en avance sur son siècle. Une femme qui a donné la vie à plus de 5000 bébés. Une femme qui a protégé la nature. Une femme qui toute sa vie, a cherché à comprendre la lumière et a laissé plus de 700 pages de notes de recherches et d’analyse sur l’origine de la lumière.


Un magnifique roman, poétique et onirique, qui parle de la lumière, de la vie, de la nature et de la terre.


Une histoire sur la lumière et les mystères de la vie avec la part du hasard qui nous conduit à emprunter des chemins divers au gré des rencontres et des événements.


Une jolie découverte, tout en finesse, douceur et poésie, pour cette nouvelle année.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« Chaque voyage en recèle un autre. »


« Chaque vie qui s’allume est un univers. Chaque vie qui s’éteint est une galaxie. »


« Tu vas imaginer que les choses se passeront d’une manière, mais il en ira autrement. C’est ainsi que fonctionne le hasard. »


« Il est malaisé de comprendre autrui. Mais ce qui est encore plus difficile à cerner, encore plus difficile à connaître, ce qui nous est le plus étranger parmi tout ce qu’il y a d’étranger, le plus inconnu parmi tout ce qui existe d’inconnu, c’est nous-mêmes. »

Et vous, quel passage vous a parlé ?

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