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"La ville humide", de Claire Dumas, Les éditions du Panseur



Dans une ville humide, bâtie sur l’eau et en plein brouillard, notre narratrice, une jeune femme de 18 ans, vit enfermée chez elle, entourée de son père un homme violent, de sa mère atteinte d’une mystérieuse maladie qui ne sort plus de son lit et de sa grand-mère malveillante. Sa seule sortie : aller boire un verre de citronnade pressé chez sa voisine, Ancuza, qui habite 12 marches plus bas. Sa seule échappatoire : une encyclopédie où elle découvre les espèces d’arbres et rêve de les voir en vrai.


Mais il va arriver un jour « chamboule-tout », ce jour dont la vie nous fait cadeau et qu’il faut saisir. Alors notre narratrice va attraper ce jour « chamboule-tout » et va partir plus loin que ces quelques marches qu’elle s’autorisait à franchir pour donner la main à un autre et aller découvrir ensemble ces arbres qu’elle ne connaissait qu’en papier.


Un roman court d’une soixantaine de pages mais très puissant. Un récit qui aborde avec délicatesse et force les sujets de la violence, de la solitude et du passage à l’âge adulte.


Un magnifique roman initiatique à découvrir. Un joli moment rempli d’espoir à lire en cette rentrée littéraire.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« J’ai déjà rêvé comment tout se passerait. J’ai projeté, et même si le moment venait à m’échapper d’une quelconque façon, je ne pouvais me résoudre à le saboter moi-même. L’attente est peut-être la partie la plus douce, car elle est de couleur ponceau. Et gravé à la chair, le songe permet tous les voyages. »


« Pour du neuf, il est venu un jour chamboule-tout comme il en arrive peut-être deux ou trois fois dans une vie, et encore même pas toutes les vies, c’est dire son importance et sa force. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

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