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"Le dernier été en ville", de Gianfranco Calligarich aux éditions Gallimard




Lire « Le dernier été en ville », c’est plongé dans le Rome des années 60, c’est erré dans les ruelles de la capitale italienne, c’est fréquenté les soirées mondaines.


Ce roman est sorti en Italie en 1973, où il est devenu un livre culte et considéré comme un chef-d’œuvre. Enfin traduit en français, il est paru en janvier dernier et raconte l’histoire de la lente descente d’un jeune journaliste milanais installé à Rome.


Léo est un artiste raté qui peine à trouver sa voie, qui change de job dès qu’on lui demande de fournir un effort. Il a peu d’ambition, n’a pas d’argent et se met à travailler quand il ne peut plus payer son loyer. Il se perd le jour dans les salles obscures. Il déambule la nuit dans Rome. Il noie ses doutes et ses peines dans l’alcool. Alors quand il rencontre Ariana lors d’une soirée, il pense s’échapper de la mélancolie par l’amour. Ariana est très belle, très sûre d’elle mais aussi perdue que Léo. Ils vont s’aimer, se détester, se rendre malheureux. C’est une histoire d’amour tumultueuse et passionnée.


Ce livre est passionnant. Sous fond des soirées mondaines des années 60 à Rome et d’une vie de bohème, on est emporté par les déambulations de ce héros qui représente cette jeunesse oisive de l’après-guerre qui a vu les ravages de la guerre sur ses pères et oncles et cherche un sens à leur vie.


« Le dernier été en ville » fait le portrait d’un homme seul, inadapté au monde dans lequel il vit et qui tente de survivre et se raccroche à l’amour. La plume poétique de l’auteur nous emporte dans la passion de l’histoire d’amour entre Ariana et Léo et dans les balades nocturnes à travers les rues de Rome. Des images de la « Dolce vita » de Fellini se sont juxtaposées aux pages de ce livre.


Un magnifique roman d’amour et de société à découvrir !


Les passages du livre qui m’ont touché :


« Alors je dis que je cherchais des miettes de pain ou de gâteau entre les pages parce qu’un livre lu en grignotant est forcément un bon livre et que je cherchais aussi des taches de gras, des traces de doigts et peu de pages cornées. »


« Les livres te font une impression différente selon ton état d’esprit au moment où tu les lis. Un livre qui t’a paru banal la première fois que tu l’as lu peut te foudroyer la fois suivante juste parce qu’entre-temps tu as vécu un malheur, ou tu as fait un voyage, ou tu es tombé amoureux. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

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