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"Les chansons françaises" de Céline Berger aux éditions du Panthéon



Comme Emma, j’ai grandi avec les chansons françaises en bande son. Les chanteurs se succédaient lors des sessions de ménage endiablées du week-end, les mélodies nous berçaient sur la route des vacances. Ces chansons ont gardé une place importante et j’ai continué de les écouter en grandissant me prenant pour une héroïne de films au rythme des chansons projetées par mes écouteurs.


En rangeant et vidant la maison de sa grand-mère après sa disparition, Emma, retrouve une boîte qu’elle avait enfouie dans le garage et marquée au rouge à lèvres : « N’ouvrir sous aucun prétexte ». Dans cette boîte, il y a sept ans de sa vie. Sept années d’un premier amour nommé Alexandre.


Alors, Emma décide de prendre quelques jours pour elle, de retrouver la chaleur et les souvenirs de sa chambre d’enfant et de replonger dans les souvenirs qu’abritent cette boîte à travers les photos, mails imprimés, lettres, journaux intimes et tee-shirts.


Comme il y a des films pour pleurer, aimer et rire, il y a les musiques pour chaque moment de notre vie, Emma, au rythme de neuf chansons françaises qui l’ont marqué et qui ont résonné dans sa vie, nous raconte cette très belle première histoire d’amour de sa rencontre, ses premières fois, ses disputes à sa fin douloureuse et la reconstruction pour tourner la page et retrouver le goût de vivre à nouveau.


Ce roman magnifique parle de deuils, celui d’un premier amour et celui de la perte d’un être proche.


Céline Berger signe un premier roman bouleversant.


Un moment de lecture qui nous enveloppe. Une plume musicale, rythmique et tendre dont la beauté des mots choisis donne un roman d’une très grande sensibilité.


Un livre qui raconte les histoires d’amour avec délicatesse et tendresse. Les premiers amours qui nous construisent, nous transforment, nous font vibrer et quelquefois pleurer.


Une histoire qui nous fait rester sur un nuage longtemps après avoir tourné la dernière page.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« Toutes ces feuilles, là, éparpillées sous ses yeux, rappellent des mots trop beaux, murmurent des sentiments d’une pureté adolescente, susurrent des promesses presque éternelles, figent des images, des souvenirs, des déclarations. Ils ont passé sept ans à immortaliser leur histoire et leur amour pour la raconter un jour. Et voilà qu’aujourd’hui, elle se retrouve sans lui, le nez rougi dans sa boîte. »


« Claire disait souvent qu’écouter beaucoup de musique permettait de choisir la bande originale de sa vie. Cela permet de se balancer dans la vie comme dans un film. Cela fait de nous des héroïnes. »


« La bibliothèque de Lucette était son officine, elle y prescrivait des livres à chaque occasion douloureuse. C’était son remède de grand-mère à elle. Toutes les questions existentielles de la vie, sa grand-mère y répondait par une lecture. »


« Quand on est jeune, on cherche l’étincelle, on veut que ça cogne là-dessous, dit-elle en tapant du poing sur sa poitrine. Mais ce n’est pas avec ces gars-là qu’on fonde une famille ou qu’on vieillit. »


« Si tu meurs demain, tu auras l’air bien con d’avoir dit toute ta vie que ce n’était pas raisonnable. Moi je ne suis pas raisonnable, mais vous en aurez des souvenirs de moi, mes grandes. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

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