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"Les enfants véritables" de Thibault Bérard, Les Editions de l'Observatoire



Les enfants véritables, c’est la définition de cet amour qui lie un parent à son enfant. Les enfants véritables, c’est tout ce qui fait qu’on devient le parent d’un enfant qu’on l’ait porté ou non, qu’on ait été son père biologique ou non.


Trois voix dans ce roman, trois voix pour parler de la filiation, du « devenir parent » et des familles parfaitement imparfaites.


Des enfants qui deviennent à leur tour parents.


Cléo a grandi entre sa mère qui avait la bougeotte et ne pouvait pas rester plus de quelques mois dans leur foyer, son père qui a assuré la stabilité pour deux, un grand-frère tombé des montagnes et une petite sœur lumineuse. Cléo a gardé son côté fonceur et son sourire pour passer au-dessus des obstacles que la vie lui a mis sur son chemin. Elle a avancé en suivant ses projets, les rencontres impromptues qu’elle a faites et surtout l’amour de ses parents.


Alors quand elle rencontre Théo à une soirée, elle sait qu’elle veut partager son bonheur avec lui bien qu’il ait dix ans de plus qu’elle, qu’il soit veuf et déjà père de deux enfants. Avec sa force et son optimisme, elle va apprivoiser ces trois êtres blessés par la vie. A chacun, elle va apporter sa douceur et sa luminosité. Elle va leur transmettre à son tour, tout l’amour qu’elle a en elle pour créer avec ces deux enfants, un lien aussi fort que celui du sang.


Des moments de partage. Des humains qui s’apprivoisent pour créer des familles uniques.


Une magnifique histoire qui rend hommage aux parents.


Une très belle écriture pour nous raconter des personnages touchants avec leurs failles et leurs forces. Des destins qui s’entremêlent. Un roman qui parle avec sincérité et douceur des relations fraternelles, amoureuses, familiales, amicales.


Une histoire de vies véritables.


Merci aux 68 Premières fois pour cette très belle découverte.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« C’est un détail, bien sûr, cette histoire de coupe de cheveux, un tout petit détail anodin, mais…après tout, est-ce que ce n’est pas sous ce genre de détail que se cache l’essentiel de ce qui, ensuite, compose le nœud des relations ? Un détail transformant un premier échange en un premier contact, puis ce premier contact mûrissant en un premier lien, sur lesquels d’autres liens, nés d’autres détails, se croiseront pour rendre le nœud plus solide… »


« Et cependant, est-ce qu’il est perdu ce temps ? Il a été rattrapé depuis, c’est tout ce qui compte. On ne monte pas tous dans le même wagon. Ce qui importe, c’est de monter… »


« Et finalement, je me dis que c’est le genre d’habitude qu’il faut prendre : voyager, aller voir ailleurs si on y est, sauter par-dessus la barrière ! »


« Après tout, il y a un moment où il faut se lancer, dans la vie. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

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