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"Les Grandes Nacres" de Catherine Baldisserri aux éditions Julliard



Efisia a hérité du don de sa grand-mère. La prière des gardiennes des nacres est inscrite en elle et repose sur ses lèvres. Elle chante ce poème qui parle des vents, de l’âme, de la mer et des fils de soie.


Comme son aïeule, elle protège les nacres qui vivent dans les profondeurs de la méditerranée. Elle plonge dans cette mer pour en prendre soin et retirer les filaments qui viennent se coller aux coquillages. De ses filaments, elle en fait des fils de soie et tisse de magnifiques tableaux.


Son île est son poumon et elle ne l’a jamais quitté. Elle vit au gré des saisons et de ce que la mer lui offre. Sa fille n’a pas les mêmes rêves, ni le don en elle. Anna est attirée par le continent et la vie animée qu’il propose.


Efisia ne s’oppose pas et continue à raconter les mythes dans ses tissages aux fils marins. Le jour où Anna, lui confie Rosalia, charmante enfant qui ne supporte pas l’air du continent, Efisia comprend au fond d’elle que le don n’est pas perdu.


Et elle commence à lui transmettre les histoires contées par les flots, les légendes marines et surtout la protection des nacres. Elle lui apprend à faire corps avec la mer et à son tour à tisser les longs fils d’or.


Mais le tourisme de masse et la consommation des hommes menacent les mers et les nacres. Les profondeurs marines s’abîment. Alors Rosalia s’engage pour la protection de son île et des nacres.

Une histoire pleine de poésie et de sensibilité.


Des légendes pour montrer l’impact des hommes sur la mer et son habitacle. Des magnifiques descriptions des fonds marins pour raconter les conséquences de la pollution et du réchauffement climatique. La beauté des paysages marins pour continuer à les préserver.


Un roman qui parle de transmission, des traditions et des rites. Une histoire qui incite à la protection des océans et des mers.


Un très bel apprentissage entre une grand-mère et sa petite fille.


Un conte à la fois poétique et engagé.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« Près de la mer, toutes deux respiraient plus ample. Elles attendaient que la lune perce à travers les pins parasols. Elles patientaient jusqu’à ce que les fragrances résineuses s’épanouissent dans la nuit. Puis, elles rebroussaient chemin à pas feutrés. Pour entendre longtemps, longtemps derrière elles, le grand poumon marin qui toujours respire. »


« Tout le monde court après le temps aujourd’hui. Alors qu’il suffit d’être là, droit et silencieux, pour l’avoir à soi. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

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