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"Les printemps" de Nathalie Bianco aux Editions Sixième(s)



Il y a un balcon en enfilade au cœur de la capitale.


Il y a trois femmes de trois générations différentes.


Il y a un confinement obligeant chacun à rester chez soi.


Et il y a pourtant un printemps avec pleins de possible.


Une rencontre avec trois femmes différentes.


Une amitié intergénérationnelle avec confidence, conseils et discussion sur l’amour. Quand la plus âgée donne les recettes de l’amour qui dure, la plus jeune explique les réseaux sociaux et les appels en visio.


Esther a 86 ans, un fémur qui a fait des siennes quelques temps avant le confinement et qu’il faut qu’elle continue malgré tout à rééduquer, les photos de ses souvenirs et ses plantes qui sont devenus ses plus fidèles compagnons face à la solitude.


Céline, quadragénaire et mère divorcée de trois enfants qui jongle entre l’adolescence de son aîné et le plein d’énergie de ses jumeaux, les galères du confinement sur son métier de traductrice et le mal-être qu’elle traîne depuis que son ex-mari l’a largué pour une jeunette bien foutue.


Manava, la vingtaine, star de la téléréalité qui passe ses journées à compter ses abonnées, à prendre soin de son lissage et à inventer des idées pour ses vidéos.


Ces trois femmes n’ont pourtant rien en commun, mais un printemps un peu particulier va sceller leur amitié. Et c’est à 20h, chaque soir, pour les applaudissements pour le personnel soignant, qu’elles se retrouvent pour partager un verre de vin et se raconter des moments de leur vie.


Une magnifique histoire d’amitié.


Des personnages touchants, cachant leurs failles sous leur fond de teint, kilos en trop et bonne humeur contagieuse.


En se liant et en s’ouvrant les unes aux autres, espacées par les uns mètre réglementaire, elles vont s’ouvrir les unes aux autres, se confier leurs peines et leurs secrets, et s’apporter conseil, réconfort et soutien.


Sur leurs balcons, elles peuvent pleurer, les larmes ne se voient pas de loin. Elles peuvent rire sans crainte de postillonner et se contaminer.


Des personnages plus attachants les uns que les autres.


Un joli et touchant moment de lecture.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« Il avait dit « pour la vie », donc j’ai compris « pour la vie ». Je ne savais pas qu’il y avait des sous-titres. »


« -Tu laisses tomber quand c’est trop dur ? Tu arrêtes avant la fin de la partie ?

-Nan, t’es ouf. Tant que j’ai des vies, je continue. Sinon, c’est pas la peine de jouer.

-Voilà. Tant qu’on a des vies, on continue à se battre. »


« J’aurais aimé conserver tant d’autres choses encore ! Mais je ne veux pas tout mélanger et risquer de perdre le plus important. Alors j’ai trié, j’ai tout rangé et tout plié, bien à plat, sans faux plis, soigneusement aligné, comme lorsqu’on fait sa valise. Une valise de jolis et doux souvenirs. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

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