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« Mes nuits sans Bardot » de Simonetta Greggio aux éditions Albin Michel




Une femme dépose des mots sous un caillou près d’une maison à Saint-Tropez, ces mots sont parfois accompagnés d’un bouquet de violettes, de confidences et quelque fois de colères.


Une femme se met à correspondre derrière ces hauts murs avec la star qui y vit cachée. Elle attend des réponses, veut comprendre le mythe qui entoure les plus célèbres initiales et cherche surtout à percer la solitude, la sienne et celle de l’artiste.


A travers ces lettres, l’auteure revient sur le mythe BB. A travers des photos volées dans les magazines, elle raconte des fragments de la vie de la comédienne.


Ses premiers pas comme mannequin, ses premières auditions, son premier rôle.


De la brune adolescente à la femme fatale, désormais blonde.


Des grands amours, des amours furtifs, des coups de foudre. Des passions amoureuses toujours débordantes, des ruptures qui se terminent avec une belle voiture, des mariages qui s’étiolent au fil des années.


Des succès cinématographiques, des rôles qui resteront à jamais, des films qui marquent les générations et d’autres qui subiront les foudres de la critique.


Une vie exposée aux yeux de tous et puis le choix de vivre loin des paillettes, de vivre cachée, de ne plus voir sa vie faire la une de la presse à scandales, de ne plus être poursuivie par une horde de photographes en quête de la photo qui vaudra des millions.


De l’actrice à la militante.


De la femme surexposée à la femme cachée.


Les lettres s’interposent à ces instants de vie reconstitués grâce aux souvenirs, aux écrits qui restent et à ceux imaginés par l’auteure.


L’auteure s’amuse même à donner la parole à Bardot, à lui inventer des pensées sur les souvenirs de sa vie.


Un roman touchant qui tout en évoquant le mythe autour de Brigitte Bardot, raconte surtout le portrait d’une femme moderne, d’une actrice et dans le même temps d’une partie de l’histoire du cinéma.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« (…) les mots qui nous relient – ces mots qui vous défient. »


« Traquer sa vérité, c’est peine perdue – mais ça, je le savais avant. Et ce n’est pas grave, pas du tout. De louve à louve, c’était ma propre vérité que je cherchais : quel est le prix à payer pour être libre ? »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

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