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« Poussière blonde » de Tatiana de Rosnay aux éditions Albin Michel




Une suite au Mapes Hotel de Reno.


Un tournage de film et une vie loin des paillettes hollywoodiennes.


Une rencontre entre deux femmes et une complicité évidente.


Pauline est arrivée à Reno, dans le Nevada, alors qu’elle était enfant. Après le mariage de sa mère avec un soldat américain à la Libération, elle a quitté les rues parisiennes pour celles plus poussiéreuses de Reno. Très vite, elle a chassé son accent français et s’est adaptée à cette nouvelle vie. Elle aime les paysages, observer les mustangs et surtout passer du temps au centre équestre.


Quand, elle se retrouve enceinte à 17 ans, elle oublie ses rêves de devenir vétérinaire-équin, et accepte un poste de femme de chambre au Mapes Hotel pour s’occuper de sa fille.


Un tournage va venir chambouler sa vie. Du rez-de-chaussée où elle a ses habitudes, elle se retrouve transportée au sixième étage, dans la suite 614. La suite de Mrs Miller. Cette femme au regard absent, aux cheveux ternes, aux jambes vacillantes, alternant médicament et verre d’alcool, n’a rien d’une star de cinéma. Et Pauline ne la reconnaît pas tout de suite. La femme qui se tient devant elle, n’a rien de la star Marylin Monroe.


A ouvrir chaque jour, la porte de la suite 614, une complicité née entre les deux femmes. Loin du tournage, des répliques à apprendre et derrière les boucles blondes et les lèvres rouge carmin, c’est une autre femme que Pauline découvre. Une femme fragile, fatiguée et seule.


A travers les coulisses du film « Les désaxées », l’auteure conte une histoire d’amitié, une rencontre improbable entre deux femmes différentes et dont pourtant la vie de l’une va être marquée à jamais et va changer sa destinée.


Une histoire tout en douceur.


Une très belle complicité féminine.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« La bonne lumière, le bon son, la prise parfaite. Tant de choses pouvaient mal se passer. Un film, c’est une succession d’infimes miracles (…) »


« Pauline en eut le souffle coupé. C'était bien elle. Celle qu'elle n'avait pas été capable de reconnaître, car dans la vraie vie, au petit matin, sans la moindre touche de maquillage Mrs Miller n'avait rien à voir avec ce qu'elle était à présent : cette blonde éclatante dans sa robe échancrée, qui se tenait d'une autre façon, qui parlait d'une autre façon, qui était tout simplement devenue quelqu'un d'autre - une vedette de cinéma. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

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