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"Si nous avions su que nous l’aimions tant, nous l’aurions aimé davantage" de Thierry Frémaux



Le portrait écrit avec sensibilité et douceur d’un homme qui vivait et respirait cinéma.


A travers des souvenirs et des anecdotes, ce sont des mots d’amitié et d’admiration qui sont transmis et également un très beau moyen de dire merci pour ces quatre décennies de partages et d’amitié.


Ce livre est un très bel hommage à l’homme de cinéma qu’était Bertrand Tavernier et à tout ce qu’il a apporté au 7ème art.


De leur rencontre, aux événements marquants de leur amitié ; de leurs voyages réalisés ensemble, aux découvertes cinématographies; des montées cannoises aux avant-premières lyonnaises ; des films créés aux films visionnés, les pages sont noircies par une succession d’anecdotes étayées par des références cinématographiques.


Quarante ans d’amitié entre deux hommes de deux générations différentes.


Une passion commune pour le cinéma les a liées pendant des décennies. Cette passion pour les films et les hommes et les femmes qui les façonnent, les a nourris, fait vibrer et échanger pendant des heures. Ensemble, ils ont travaillé, visionné un nombre d’heures incalculable de pellicule.


Ce livre est également un hommage passionnant au monde du cinéma. On apprend beaucoup de choses, on découvre et redécouvre des films, on corne les pages pour un roman à lire ou un film à visionner.


Au fil des pages, c’est un homme passionnant que l’on découvre, c’est une amitié touchante qui est racontée, c’est un portrait émouvant d’un cinéphile et d’un homme qui a œuvré pour le cinéma.


Un témoignage émouvant et écrit avec beaucoup de pudeur. Une ode à l’amitié et au 7ème art.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« (…) l’amour du cinéma était une autre façon d’entretenir un rapport au monde qui passait par l’Histoire et la politique. »


« Il aimait s’interroger sur l’intention technique permettant la poésie d’une scène, de ce qu’il y avait de proprement cinématographique dans le mystère d’un mouvement d’appareil. »


« Je connais par cœur les débuts et les fins de chacun de ses longs métrages car nous quittions la salle après quelques minutes et revenions juste avant le générique de fin. Pendant la projection, on allait au restaurant. « Tu vois, on dit que mes films sont longs, mais ils laissent le temps de dîner. » »


« A Cannes, l’effervescence des fêtes et des foules n’empêche pas ceux qui livrent des films de se retrouver dans une extrême solitude, il le savait. »


« Travailler la langue, penser cinéma : son écriture s’appuyait sur des images, des plans, des lignes de dialogues. »


« La cinéphilie n’est pas : « La vie est triste, hélas, et j’ai vu tous les films », c’est le contraire, la vie est belle et il reste des films à découvrir (…) » »


« Les cinéphiles sont regardés comme de drôles de bestioles, avec autant de fascination que de compassion. Ils sont quelques-uns à avoir touché le ciel de l’éternel, à faire vibrer cette éloquence poétique qui est celle de l’histoire de l’art. »


« (…) le matin, il parlait de cinéma, le midi il parlait de cinéma, le soir il parlait de cinéma. Normal, il était l’homme qui disait : « L’amour du cinéma m’a permis de trouver une place dans l’existence. » Et qui voulait être sûr que chacun trouve sa place dans le monde. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

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