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« Ce qui dort sous le camélia » de Claudie O.Wetterwald aux Editions du Gros Caillou

quandleslivresnousparlent
il y a 16 heures
2 min de lecture

Quatre temporalités. Quatre saisons.


Il y a le monde d’avant. Le jour du Désastre. La survie pendant cette période. Le monde d’après pendant un procès.


Dans cette dystopie passionnante, nous suivons le récit de deux femmes, Lisenn et Rym. Leur voix s’alterne. Des bribes de leurs vies nous sont confiées à travers les pages.


Sans trop en dévoiler car l’intrigue se dévoile au fil de l’histoire, on suit quatre périodes et notamment celle du Désastre où il faut pour Lisenn et Rym survivre, se nourrir et protéger leurs proches. Chacune va vivre un Désastre différent. Elles vont se rencontrer pour le procès. Lisenn étant sur le banc des prévenues et Rym, son avocate.


Le roman est rythmé, prenant, bouleversant et en même temps engagé. Il fait réfléchir sur la place des femmes dans la société, sur ce qu’il advient quand les femmes s’entraident et prennent le lead, sur les droits des femmes et en même temps, sur la fragilité de ces droits, car un rien pourrait les renverser. Une grave crise pourrait remettre en question les droits acquis…


C’est un livre qui met en avant la sororité et l’entraide.


Les personnages sont décrits avec finesse et psychologie. On vit avec eux cette période de confusion et ce procès. On les découvre à chaque chapitre et notamment Lisenn qui est un personnage à la fois complexe et bouleversant.


C’est un roman d’une très grande intelligence. Il apporte à la fois de la réflexion et un très beau moment d’évasion.


Un très grand livre de cette rentrée littéraire.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« Peut-être n’y avait-il pas de vérité absolue. Peut-être que le mieux à faire à ce jour était en effet de construire à partir des bribes de ce qui demeurait et de tout ce que nous pourrions désormais inventer. Mais surtout, peut-être n’étions-nous pas si seules. La sororité avait ceci de splendide qu’elle offrait soudain une quantité de possibilités. »


« Car si nous ne résistons pas maintenant, ce n’est pas une lutte intestine qui est à craindre, c’est la fin de nos libertés. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

 
 
 

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