« Au cinéma Central » de Fabrice Gabriel aux Editions Mercure de France
- quandleslivresnousparlent
- il y a 1 jour
- 2 min de lecture

L’amour du cinéma crée des souvenirs.
Pour les passionné(e)s des salles obscures, chaque cinéma côtoyé est un souvenir important. Plusieurs films résonnent longtemps et se transmettent ensuite de génération en génération.
Il y a le premier cinéma, celui de l’enfance, des séances matinales ou du mercredi après-midi ; des premiers dessins-animés ; des sorties en famille.
Il y a le cinéma de l’adolescence, des films vus avec sa bande d’amis ou seul. Le premier film vu en solo, cela marque et les émotions restent intactes. Le chemin du retour avec ces images plein la tête, ces rêveries et ces premiers émois cinématographiques.
Il y a le cinéma fréquenté pendant les années de jeune adulte. Le critique en herbe devient plus exigeant, les goûts s’affinent, les rencontres se créent autour de ces films. Ce sont les premiers débats, les coups de cœur et les premières déceptions.
Et le cinéma continue à accompagner cette vie d’adulte.
Les petites salles de l’enfance ferment pour des complexes plus imposants. Les salles triplent leur nombre de places. De nouveaux cinémas sont privilégiés, des salles découvertes au hasard des voyages. De nouveaux films découverts. Des films revus. Et toujours une liste de films à voir, qui s’allongent.
Dans ce très bel essai, c’est cet amour du cinéma qui est conté.
De son enfance à son présent, l’auteur nous confie les cinémas et les films qui l’ont accompagné et qui l’accompagnent toujours.
Il y aura toujours un cinéma plus marquant, le premier, celui de son enfance, le Central.
Un essai touchant. Nos propres souvenirs du cinéma remontent au fil des pages.
Un coup de cœur.
Les passages du livre qui m’ont touché :
« Autant que les films, et comme un double défaut de vivre, peut-être, je ne cesserais d’en aimer les listes. »
« Parfois, je rentrais seul à pied « de la ville », comme on disait. Je revenais ainsi rêveur du cinéma, telle fin d’après-midi, souvent un dimanche. »
« Cela compte, quand on sort de la salle, s’il fait nuit, qu’il pleut, ou si c’est l’été, le plein jour écrasant de midi, à l’issue d’une séance du matin, ou encore s’il a neigé dans les rues devenues soudain silencieuses, comme calfeutrées de blanc, tout autour du Central. »
« L’aube naît si jeune, les rêves débutent si jeunes. Et si tu vis juste pour aujourd’hui, la journée pourrait bientôt se terminer. Il y a un endroit pourtant où les rêves restent toujours si jeunes. Un endroit pour entendre le soleil se coucher et disparaître. Pour voir le vent s’enfuir à peine avec hier. »
Et vous, quel passage vous a parlé ?



Commentaires