top of page
Rechercher

« L’émerveillement » d’Aurélie Valognes aux Editions JC Lattès

  • quandleslivresnousparlent
  • il y a 12 minutes
  • 2 min de lecture

Un roman comme une lettre. Une lettre d’amour. Une lettre d’émerveillement. Une lettre pour conter la vie dans toute sa disparité.


Derrière la vitre de la couveuse qui abrite sa fille, nouveau-né, Camille conte son histoire, insuffle de la vie pour deux, pose ses mots pour qu’ensuite sa fille écrive les siens.


Car Ambre aimera la poésie, les mots des autres avant d’écrire ses propres poèmes. Ambre aimera autant la mer que les forêts. Elle se sentira chez elle aussi bien sur les flots, auprès des fonds marins, qu’au-dessus des cimes. Elle saura écouter le murmure des fourmis, le bruit de l’herbe, le chant des cachalots. Elle aura comme amis les chenilles, les escargots et les tortues de mer.


Ambre sera malicieuse, intelligente, passionnée et engagée. Ambre sera unique. Elle sera la fille de Camille.


Un très beau et lumineux roman qui parle avec douceur et sensibilité de la filiation, du lien maternel, de ce qu’on transmet à son enfant.


C’est également un texte aux mots poétiques avec une grande musicalité. Tout en étant une ode à la nature, aux multiples vies humaines, animales et végétales qui cohabitent.


Un récit engagé sur la protection des mers, des forêts et des espèces animales et végétales.


Une magnifique lecture qui rend hommage à la vie, aux émerveillements du quotidien, aux petits riens qui se trouvent dans la nature qui nous entoure, aux petits riens qui sont le sel du quotidien, de la vie tout simplement.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« Tu m’as dit un jour de bien regarder les animaux et la nature, car on apprenait toujours quelque chose de vrai sur nous. »


« On a tous le droit de changer ! D’être à la fois chenille, chrysalide et papillon, et chaque fois on reste nous. On n’a pas à choisir. »


« Nous devrions admirer tout ce qui existe, pourtant, la plupart d’entre nous passons notre vie à courir, tête baissée. Mais ce n’est pas facile d’apprendre à voir, ça demande du temps et un peu d’efforts de comprendre le frêle équilibre entre nous et le reste du vivant, d’avoir conscience de cette harmonie et de tout ce qui nous relie. Parce qu’en définitive nous ne faisons qu’un. »


« Tu me fais redécouvrir le lever de soleil, la beauté des mots, la poésie en toute chose et j’ai l’impression qu’on a échangé nos rôles. C’est toi qui pars sur l’eau et moi qui reste. Tu prends le bateau et moi le jardin. Est-ce que transmettre signifierait cette chose ? »


« (…) les échecs n’existent pas : ils sont les portes qui se referment devant toi pour mieux te remettre sur ton chemin. Tu es venue au monde avec un talent bien particulier et une mission, et il faut simplement suivre ton élan de vie, écouter ta petite voix intérieure et essayer. Rater mais inlassablement recommencer. Parce que ce n’est pas grave. »


« La vie est. Et c’est ce qui fait sa beauté. Parfois magnifique, d’autres fois terrible, parfois surprenante, d’autres fois affreusement ennuyeuse. Miraculeuse et inventive comme désespérante et incompréhensible. Elle est tout cela à la fois. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Ajouter une note
  • Instagram

Formulaire d'abonnement

Merci pour votre envoi !

©2021 par Quand les livres nous parlent. Créé avec Wix.com

bottom of page