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« Vorace » de Malgorzata Lebda aux éditions Noir sur Blanc

  • quandleslivresnousparlent
  • il y a 1 jour
  • 2 min de lecture


Un petit village dans les massifs montagneux de Pologne. La narratrice y est revenue. Lieu de son enfance, maison de sa famille, elle est retournée pour veiller sa grand-mère souffrante.


Sur une année, les saisons évoluent. Les paysages sont changeants. Les animaux traversent ces champs, rivières et forêts.


Sur une année, l’état de santé de grand-mère évolue. Il y a des semaines où la fatigue s’estompe de son corps et d’autres, où le froid vient engourdir ses membres, les journées sont de longues siestes.


Le quotidien est rythmé par cette nature qui change. Des journées ensoleillées où les corps recherchent la fraicheur, l’odeur de paille se propagent, les animaux élisent domicile dans la rivière. Des couleurs orangées prennent ensuite le dessus. Les animaux cessent progressivement leurs activités, les réserves se constituent, les soirées se rafraîchissent. Et les premiers flocons arrivent, les journées se passent autour de la cheminée.


Le quotidien s’organise autour des soins. Il y a ce corps amaigri, vivant et parsemé de cicatrices que la vie lui a laissé ; ce corps qu’elle soigne, frotte délicatement, enduit de crème, parfume, masse. Ces journées à veiller sur cette respiration légère. Des moments de rire, des souvenirs. Des poèmes partagés. Des mots qui bercent.


La vie et la disparition rythment ces très belles pages. Il y a la renaissance, la lumière, le vivant. De l’autre côté, il y a la fin d’un cycle, la noirceur qui s’invite dans l’âme de certains, le deuil d’un animal.


Les mots sont chantants. L’écriture est rythmée. C’est à la fois sensuel et lyrique.


Un premier roman empreint de poésie.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« Je mets sur mon t-shirt le coupe-vent de Grand-mère, Ann enfile le gilet de Grand-père. Nous portons leurs odeurs. Sur moi se mêlent les parfums du seigle, du levain, des fruits d’églantier écrasés entre les doigts, du saindoux qui protège les mains, de la cendre recueillie dans le tiroir de la cuisinière à bois. »


« Je le regarde, je ne dis rien, car je connais ses habitudes, son respect pour les mots, son silence. Il n’a pas coutume de parler sans raison, sauf quand il est question de ses bois de cerf, de la forêt, mais ici, je sens qu’il s’agit d’autre chose. Sa parole, lorsqu’elle éclot, a toujours un but. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

 
 
 

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