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« L’enfant du vent des Féroé » d’Aurélien Gautherie aux éditions NOTAB/LIA

  • quandleslivresnousparlent
  • 7 janv.
  • 2 min de lecture


Plusieurs voix s’alternent dans ce roman.


Elles sont là pour nous conter une famille, un village, une île. Elles ont vécu à différentes périodes et pour certaines ont traversé un siècle.


Il y a celle d’Anna, nourrisson chétif, qui ressent les émotions, s’imprègne des odeurs qui l’entoure et se bat pour que son cœur prolonge ses battements.


Il y a celle de Jonas, son père, qui ressent tellement d’amour pour ce petit visage. Il pourrait passer des heures à la veiller, des journées entières à la bercer. Cet enfant qu’il chérit tant.


Il y a celle d’Olga, sa mère, perdue, absente d’elle-même, qui aime sa fille différemment. Elle se bat contre ses propres démons.


Il y a celle de L’étranger, des décennies plus tard. Il sent les voix de la maison qu’il occupe quand il pose ses valises pour quelques semaines à Gjogv. Il y découvre les traditions, contemple les paysages, s’inspire du rire des enfants.


Il y a celle des objets de la maison qui murmurent aux oreilles des différents habitants et qui nous content une histoire, à nous lecteurs.


Et puis, il y a la voix des vents. Des instants de poésie. Des rimes qui chuchotent. De la musique qui vient s’alterner au récit.


Ce roman est une multitude de voix pour nous raconter des habitants et leurs silences. Par touche, le récit se dessine, les destins s’entrecroisent. La beauté des paysages se ressent à chaque page, la dureté des saisons également. Les yeux s’émerveillent sur des couleurs, les corps ressentent la violence des vents.


Un premier roman poétique, rythmé et d’une écriture maîtrisée.


C’est un voyage entre vers et prose.


Un voyage d’émotions.


Les passages du livre qui m’ont touché :


« J’ai ralenti le pas pour prolonger ces émotions inconnues, leur laisser le temps de cristalliser, mais je marche toujours trop vite, alors des pauses pour respirer plus profondément, j’accueillais ce frisson qui montait, des larmes de joie perlaient au creux de mes paupières inférieures. »


« Je me suis replongé dans la lecture, entamée la veille, de L’Usage du monde … Depuis, chaque fois que j’ouvre ce bréviaire de la route, je pense à Anna, et chaque fois que je pense à Anna, les mots de Nicolas Bouvier dans sa préface trouvent en moi un écho inestimable et vivifiant. Effectivement, « certains voyages ne cessent de vous défaire ».


Et vous, quel passage vous a parlé ?

 
 
 

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