« Chagrin d’un chant inachevé – Sur la route de Che Guevara » de François-Henri Désérable aux éditions Gallimard
- quandleslivresnousparlent
- 28 juil.
- 2 min de lecture

Il y a ce besoin de bouger, de préférer la mobilité à l’immobilier, de préférer un sac de voyage à des meubles.
Il y a ces livres qui font voyager et qui donnent l’envie du prochain voyage.
Pour l’auteur, ce sont les récits de voyage datant de plusieurs décennies, d’Alberto Granado et d’Ernesto Guevara (le futur Che). A bord d’une motocyclette, ils ont traversé une partie de l’Amérique du Sud.
L’auteur reprend leur itinéraire et se glisse dans leur pas pour découvrir à son tour les villages et les villes traversés, la beauté des paysages, les rencontres avec les habitants et les péripéties qui font le charme des voyages.
L’Argentine, le Paraguay, le Chili, la Bolivie, le Pérou, la Colombie et le Venezuela. Des pays traversés en bus, stop, moto ou bateau. Cinq mois de voyage pour découvrir une partie de ces terres.
De très belles descriptions ponctuées d’anecdotes, de faits historiques et d’histoires géopolitiques.
Des pauses, des rencontres, des milliers de kilomètres, des souvenirs de voyage.
Un récit de voyage qui emporte.
Les passages du livre qui m’ont touché :
« Plus grisant que le voyage : l’idée du voyage. Le concevoir, le préparer, le rêver, voilà des voluptés qui suffisent à vous visser chez vous pour ne plus en partir. »
« Partir loin, c’est encore le meilleur moyen de se mettre à distance de soi-même. A ceux qui voyagent dans l’espoir de se trouver, j’ai toujours préféré ceux qui le faisaient dans le but de se perdre : en levant les yeux sur le monde, on se regarde un peu moins le nombril. »
« On peut rêver d’un monde où les noms n’existeraient pas – où les villes, les rues, les gens même n’auraient pas de nom, un monde où, faute de pouvoir nommer, il faudrait tout décrire. »
« C’est ainsi : le plus beau des voyages sera toujours celui qui reste à faire. »
« A l’école, on m’avait appris quantité de choses qui devaient m’être parfaitement inutiles, dessiner une rosace avec un compas, jouer Au clair de la lune à la flûte, disséquer une souris, jamais à réparer un moteur. »
Et vous, quel passage vous a parlé ?



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