« Les années bleues » de Victor Dekyvère aux éditions Rivages
- quandleslivresnousparlent
- il y a 17 heures
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Les pages content soixante ans d’amitié. Une amitié avec ses hauts et ses bas, faite de souvenirs d’enfance, de déceptions amoureuses, de trahisons, de confidences, de soutien dans les moments plus difficiles.
Ils ont neuf ans quand ils se rencontrent sur les bancs de l’école à Roubaix. Elias, Julien et Benoît. Dans ces années 60, Elias est issu d’un milieu modeste et découvre les quartiers bourgeois que côtoient Julien et Benoît.
Elias est passionné par la musique, doué pour le piano mais il n’a pas confiance en lui. Malgré le soutien de ses amis, il s’autosabote dans ses projets personnels et dans sa vie amoureuse, surtout lorsque Violaine vient compléter leur amitié.
Les années passent pour le quatuor et les pages défilent. Et nous lecteurs, nous les voyons grandir, se tromper de chemin, se chercher. Leur amitié évolue, elle se distend parfois mais elle perdure toujours.
Pour Elias, il y a toujours la musique. Cette mélodie qu’il porte en lui depuis l’adolescence. Il y a les succès, les années d’échec, la reconversion et le plus beau concert de sa vie.
Ce roman porte en lui l’amitié de ces quatre personnages touchants et complémentaires. Il rend hommage aux ami(e)s qui font famille.
La mélodie d’Elias nous accompagne pendant toute notre lecture. Et au fil des pages, on se questionne sur les premiers amours, les chemins de vie à choisir et surtout les rêves qui nous habitent et nous font avancer et parfois nous mettent en difficulté.
Un roman vibrant et d’une grande sensibilité.
Un magnifique premier roman.
Les passages du livre qui m’ont touché :
« Je sais ce que tu penses… si tout le monde était égoïste, ce serait l’enfer sur terre ! C’est l’inverse qui se produirait, selon moi. Si tu ne faisais que ce qui est bon pour toi, ce qui te plaît, ce qui te nourrit à l’intérieur, tu serais plus heureux et tu irais mieux. »
« Sentir les vibrations. Comprendre le sens. Trouver enfin la pièce manquante, celle qui dessine les contours d’une vie et donne la cohérence à l’ensemble. Une certitude sans orgueil. Une assise. Une sensation absolue. Un morceau pur et puissant. Diaphane et plein à la fois. Un son vibrant, parfait. »
Et vous, quel passage vous a parlé ?



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