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« Les Enracinés » de Claire Norton aux Editions Robert Laffont

  • quandleslivresnousparlent
  • il y a 15 minutes
  • 2 min de lecture

1912, en Bretagne, à Kerlozé, une journée de juillet, alors que chacun est occupé à sa tâche pour les moissons, un accident emporte la vie de Katell, la mère de Marie. A 16 ans, Marie se retrouve orpheline de mère et a la charge de la gestion du quotidien de la maison, de ses trois frères et de son père, en plus de son travail dans les champs.


Marie est forte, intelligente et d’une nature obstinée. Sans flancher, elle prend ses nouvelles tâches avec tout son cœur et son sourire car Marie est aussi d’une grande douceur.


Ses rares moments de pause sont pour ses frères et ses amis : Lucienne, Marguerite, Ambroise et Louis qui ne la laisse pas indifférente. Avec eux, elle aime rire, danser lors des fêtes et écouter les commérages au lavoir. Avec Louis, elle parle littérature et savoure les romans qu’il lui prête.


Quand la guerre éclate en août 1914, le quotidien de Marie se trouve à nouveau chamboulé. Elle perd trois paires de bras. Son père et ses frères sont mobilisés sur le front.


Pour ceux de l’arrière, il faut s’organiser et surtout trouver des solutions contre les réquisitions forcées, le manque de bras, les taxes qui augmentent et la faim qui se fait ressentir.


Très vite, Marie a une idée pour sauver et protéger le village.


La première partie d’une très belle fresque historique et romanesque. C’est prenant, passionnant et dans le même temps touchant. On s’attache à chacun des personnages et suivons leur destinée au fil des pages et des mois qui s’écoulent.


Hâte de lire la suite !


Les passages du livre qui m’ont touché :


« Victor Hugo, George Sand, Gustave Flaubert l’emportaient ailleurs, lui enseignaient des mots qu’elle n’aurait jamais osé penser, mais lui apprenaient surtout à écouter. Elle les goûtait lentement, les répétait tout bas, parfois à haute voix dans les champs, histoire d’entendre comment ils tenaient ensemble et d’écouter leur musique. »


« Parfois, je me dis que la terre a cette patience que nous n’avons plus, qu’elle attend, qu’elle reprend, qu’elle reconstruit. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?

 
 
 

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