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"Une chance sur un milliard", de Gilles Legardinier



Ouvrir un livre de Gilles Legardinier, c’est entrer dans un monde rempli d’humour et d’émotion. On passe du rire aux larmes. On éclate de rire comme ça, sans le vouloir, juste à la lecture d’un dialogue entre les personnages. Evitez de lire les livres de Gilles Legardinier dans les transports en commun si vous ne voulez pas sembler bizarre aux yeux de vos voisins de rame, qui ne vont pas forcément comprendre pourquoi vous riez brusquement et à la page d’après, une larme coule sur votre joue.


Les livres de Gilles Legardinier, je suis tombée dedans, il y a dix ans maintenant et depuis, à chaque sortie, je file chez ma libraire et je savoure chaque page. Ses romans me font à chaque fois le même effet, malgré des personnages et des histoires très différents: j'ai l’impression d’être en compagnie d’un ami, d’un bon ami. Car oui, les livres de Gilles Legardinier, nous prodiguent des conseils. Et à chaque roman, j'ai le sentiment qu'il est en répercussion avec un moment de ma vie et qu’il est écrit pour moi. En le refermant, je me sens grandis.


Ce roman ne déroge pas à la règle.


Ici, Adrien, trentenaire est un statisticien connu. Il aime sa vie et suit son quotidien tranquillement entouré de ses amis, de son frère et de son grand-père. Quand il apprend qu’il est atteint d’une maladie rare et qu’il ne lui reste sûrement que quelques mois à vivre, Adrien se met à penser à sa vie autrement. Il envoie balader ce qui lui importe peu et décide de se concentrer sur l’essentiel : les gens qu’ils aiment. Il se met à écouter cette petite voix que l’on bride souvent pour rester dans les clous et ne suit que son cœur pour ne faire que ce qui donne un sens à sa vie et rendre heureux les gens qui l’entourent. A vivre pleinement sa vie, il va faire de belles rencontres, se lancer de nouveaux défis et se recentrer sur l’essentiel.


Ce livre est une bouffée d’optimisme.


Et puis, pour ne pas retomber brusquement dans le réel à la fin du livre, Gilles Legardinier nous offre toujours ces dizaines de pages pour échanger avec nous. Et même ces pages sont écrites avec une très grande sensibilité, générosité et humilité.


Roman à lire, jusqu’à la dernière page !


Les passages du livre qui m’ont touché :


« Dans notre pays, on a coutume de dire : « C’est la vie ! ». C’est même l’une des phrases les plus célèbres qui soient dans le monde, et partout on la cite dans notre langue. Une façon à la fois fataliste et ironique d’exprimer le fait que l’on ne contrôle rien. Une philosophie. C’est sans doute une expression un peu idiote, mais je n’en ai pas trouvé de meilleure pour résumer tout ce qui peut nous arriver durant notre passage sur terre. Car l’aventure n’est simple pour personne. »


« C’est lorsque les gens ne sont plus contraints à rien qu’ils sont réellement libres. »


« Tu sais, mon garçon, on confond souvent vivre vieux et avoir une belle vie. La durée ne compte pas, c’est l’intensité qui fait tout. Quoi que tu affrontes, n’oublie jamais qu’exister est une chance. Profites-en de toutes tes forces. »


« Il est surprenant de constater que malgré notre expérience et tout le chemin parcouru, ces fragilités demeurent ancrées en nous, intactes. Avec les années, on se pense débarrassé de ces états d’incertitude. Nos statuts, diplômes, titres et grades nous légitiment au fil du temps. Chacun a l’impression de tracer sans sillon, d’être chez lui, d’évoluer en sécurité sur son territoire. Il suffit pourtant d’en sortir même un peu pour s’apercevoir que, hors de son lopin de terre, on recommence toujours à zéro. »


« Ne rame pas trop vite vers la berge, petit. Ce sont les tourments qui nous donnent les meilleures raisons de tenir. Profite du soleil comme des tempêtes, célèbre les aubes, accepte les crépuscules, et surtout fais attention à ce que tu pêches. »


« L’erreur consiste, sans doute à vouloir tout contrôler, tout décider. Si l’on avait moins peur d’être malheureux, si on savait faire confiance, on aurait certainement moins de mal à accepter de ne pas être celui qui choisit. »


« Méfiez-vous de la vie qui file plus vite qu’on ne le pense. Laissez vos pieds s’exprimer, sous la table ou ailleurs. Je suis toujours débutant et je ne sais rien, mais quoi qu’il advienne, cette période épique m’aura révélé une conviction que je suis heureux de vous offrir : la question n’est pas de savoir comment on résiste à ce qui nous tue, mais de découvrir pour qui l’on veut vivre.

Ne laissez jamais la peur gagner le match contre l’envie. Allez-y à fond. »


Et vous, quel passage vous a parlé ?


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